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écrit par Sabrina Guerrieri

Sabrina is a communications student at
Concordia University in Montréal, Québéc,
doing an internship at the Burundi Film
Center as a teaching assistant and creating
mini-documentaries on the project for
the CitizenShift website.

Comment une association sans but lucratif comme la notre peut-elle mesurer son succès auprès des bénéfi ciaires autrement que cela? On est en ce moment en phase de montage, la formation tire rapidement à sa fi n mais les étudiants commencent à ressortir leurs sentiments et leurs impressions à propos des dernières semaines. Qu’importe la manière avec laquelle ils sont venus vers moi; certains timidement, d’autres modestement, d’autres encore sans embages, leurs appréciation abondaient dans le même sens. J’ai rougis et juste dis que ce fut un plaisir pour nous; certes, j’aurais aimé dire plus…

Mais comment puis-je leur expliquer que ce qu’ils mont donné en retour, sans savoir, est plus important que ma petite contribution dans ce projet? En Afrique où les opportunités de faire des productions vidéo ne se présentent pas tous les jours, leur volonté d’assimiler ce qu’ils ont appris est notre motivation à faire face aux obstacles de notre quotidien.

Comment puis-je dire à chaque étudiant que ce que nous partageons est une source d’inspiration pour moi? Peut-être que certains sont habiles naturellement et qu’ils puisent en eux leur inspiration. Mais en ce qui me concerne, ma créativité vient de ce que je vois dans la vie des autres et de ce que je reçois d’eux. Hélas, je me rends compte que je ne pourrais pas trouver les mots pour leur dire que leur curiosité et leur détermination mont donné une vision claire de ce qu’est entrain de devenir Burundi Film Center.

Mon histoire d’amour avec le cinéma a ses racines dans cette capacité indiscutable de provoquer chez les gens des sentiments universels qui les amènent à se sentir au même diapason à travers donc cet art visuel. Ansi, Burundi Film Center est le miroir qui refl ète cette philosophie. Burundi Film Center a en fait donné une chance aux étudiants de partager leur amour pour le cinéma et de faire un travail cinématographique en commun. Ce qui les amené à réaliser des courts-métrages qui, je l’espère, vont toucher les téléspectateurs et produire auprès de ces derniers les sentiments universels de cinéphiles. En référence à ma première question; qu’est-ce qu’une cinéaste comme moi, qui se cherche encore, peut-elle espérer d’autre en guise de preuve pour ce qui est du succès de ce projet prometteur?

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Le langage de la violence; Violence as Language

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par Francis Cardinal

Dans les pays en développment, les jeunes peuvent souvent s’adonner à la violence quand leur survie est a risque ou lorsqu’ils ne peuvent pas satisfaire leurs besoins essentiels. Les jeunes habitant dans les pays développés se retrouvent sur un autre niveau, être violent provient souvent d’une mauvaise habileté à communiquer, sinon, une incapacité à s’exprimer autrement. Je suspecte une société hautement individualiste comme en étant la cause directe.Dans tous les cas, les jeunes qui n’ont pas les moyens (financiers, éducatif, influence, pouvoir, habiletés) de satisfaire leurs besoins humains les plus basics tombent facilement dans la généralité que les jeunes provenant de communautés défavorisées sont violents.

Depuis quelques années, plusieurs individus et structures ont compris qu’une résolution de conflits plus pacifique et, conséquemment, des communautés sans violence, peuvent êtres observés lorsque les jeunes cibles se voient développer des capacités en arts, technologies et medias.L’utilisation des arts médiatiques comme alternatifs a la violence a depuis longtemps prouvé que lorsque des jeunes développent confiance et capacités envers l’utilisation de plateforme créative d’expression, ils vont développer de nouvelles habiletés en communications, de la confiance, des méthodes non-violentes de résolution de conflits et promouvoir de sains dialogues parmi la communauté, les pairs, les autorités et la famille.

Durant l’été 2006, TakingITGlobal a implanté une série d’ateliers qui ont réunit des jeunes de milieux défavorisés des quatre coins de la ville de Toronto, Canada, afin de discuter le thème de la violence dans leur communauté ainsi que ses alternatives. Le projet fut finance par la Fondation Laidlaw, en partenariat avec l’UMAYC et le YMCA. Par ces ateliers, les jeunes ont créé diverses oeuvres artistiques autour de ce thème. L’équipe de TakingITGlobal a enseigné aux jeunes participants la base de la photographie numérique, la manipulation numérique (Photoshop etc.) tout en les guidant vers une expression artistique portant sur la violence dans leurs milieux de vie.

Ce projet a permis a 49 jeunes individus de discuter les diverses formes de violence auxquelles ils font face et avec lesquelles ils s’expriment dans leur environnement social quotidien. Ensuite, ils ont été amenés à activement explorer, développer et devenir à l’aise dans l’utilisation d’utile et alternatifs langages a la violence. Les themes-clefs des ateliers ont été:

  • La violence comme langage dans la vie quotidienne des jeunes
  • La violence dans les Medias: Ce qu’ils vendent? Tu achètes?
  • Violence, communication et résolution de conflits
  • Les langages alternatifs à la violence

L’objectif premier a été d’éclaircir les multiples facettes des causes, contenues, nature et conséquences de la violence et ainsi, créer une meilleure compréhension entre les jeunes des deux genres, entre les différentes cultures et milieu socio-économiques. Pour cela, le projet à développer des capacités parmi une jeunesse marginalisée et a fait la promotion du partage d’opinions et de savoir à propos de défis communs.

Tous les jeunes qui ont participé dans la série de quatre ateliers en sont sortis avec beaucoup. Il en sont sorti avec de nouvelles capacités de leadership, de communication et techniques, en plus d’en sortir avec un portfolio personnel, une présentation multimédia de leurs oeuvres photographiques, une série d’images thématiques manipulées numériquement, un certificat et un profil et une galerie d’artiste sur la plateforme de TakingITGlobal. Ces derniers ont eux aussi permis a ces jeunes d’avoir acces à une plateforme inspirant, engageante et puissante.

Ce projet a été dit très réussi après que ses résultats aient été directement analysés de façon quantitative et qualitative. Tout de même, l’impacte sur l’engagement de cette jeunesse a été encore mieux observée par le réseau de jeunes et de structures pour jeunes qui en a découlé, par les relations personnelles qui peuvent encore aujourd’hui êtres observées, par la présence de participants sur la plateforme et la galerie d’art de TakingITGlobal a ce jour et finalement, pas le très simple fait que certains jeunes m’écrivent toujours pour me demander des conseils techniques et questions sur la photographie.


In developing countries, youth can often resolve to violence when their survival is at stake or when they cannot find any other way to satisfy their basics needs. Youth living in developed countries are on a different level, getting violent is often caused by a lack of communication skills, if not a lack of options in expressing themselves. This is, I think, mainly cause by a terribly individualistic society. In either case, youth who do not have the means (financial, education, influence, power, skills) to satisfy their most basic human needs easily fall in the generality that youth from underserved communities are violent.

For a few years now, many structures and individuals have understood that hope in getting more peaceful conflict resolution alternatives, thus more peaceful communities, can be observed when enabling targeted youth with art, technology or media skills. Using Media arts as an alternative to violence has, many times, proven that when youth get confident in using such creative platform of expression, they will develop valuable new communication skills, self-confidence, non-violent means of conflict resolution and will promote healthy new dialogues within the peer community, authorities and families.

During the summer of 2006, TakingITGlobal conducted a hands-on workshop series that brought underserved youth from different part of Toronto, Canada, together to discuss violence in their communities and alternatives to violence. The project was funded by the Laidlaw foundation, in partnership with UMAYC and YMCA. Through the workshops, youth created various artistic works around this theme. TakingITGlobal staff taught the young participants digital camera skills, photo-manipulation (Photoshop, etc), image composition, critical thinking and project planning skills, as they mentored participants in artistic expression around issues of violence in their communities.

This project enabled young people (49 individuals) to discuss the various forms of violence they encounter and express in their daily social environments and to actively explore, develop and become fluent in effective, alternative languages to violence. Key themes explored throughout the workshop series include:

  • Violence as a Language in the Daily Lives of Youth
  • Violence and the Media: What are they Selling? Are you Buying?
  • Violence, Communication and Conflict Resolution
  • Alternative Languages to Violence

The primary objective was to shed light on the multiple dimensions of causes, contents, nature, and consequences of violence and create greater understanding between people of different genders, cultural and socio-economic backgrounds. To achieve this, the project has build capacity among under-served youth and facilitated knowledge-sharing around common challenges.

All youth, between the age of 11 and 21, that participated in the 4 session workshop series came out with new leadership, communication and technical skills, along with a personal artistic media art portfolio, a multimedia presentation of their photographic work, a series of manipulated themed photographs, a certificate and a membership and training on a new inspiring, engaging youth platform; TakingITGlobal.org.

This project was rated highly successful after closely analyzing its direct quantitative and qualitative outcomes but then, the impact that it had on the participants was even better understood and underlined from the network of youth and youth led/oriented organizations it created, from the personal relationships that can still be observed today, from participants still actively using the TakingITGlobal website and Global Gallery tool, from youth still contacting me with technical photography questions and creations.

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LE RAP FRANÇAIS

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par Anna Gavrilova

On regarde le monde autour de nous. Certains remarquent les fossés dans l’humanité. Certains préfèrent les ignorer. Entre ceux qui les remarquent et même les vivent, certains essayent de les révéler à ceux qui les ignorent.

Paroles, photos, télé, musique. Tous les moyens sont bons pour parler de la pauvreté, misère, violence, drogue, guerre, racisme et la liste s’allonge.

Un mouvement musical sait bien décrire tout cela : le rap français. Souvent jugé vulgaire par certains. Révélateur par d’autres. Ce n’est pas seulement un rythme et quelqu’un qui balance des paroles en rimant. Ce ne sont pas non plus des poèmes lancés pour se transformer en fumée.

C’est une idéologie. Une idéologie qui est loin de poursuivre un idéal, mais proche pour essayer de montrer une réalité. Des histoires racontées, qui font comprendre qu’il n’y a pas juste notre nombril à regarder. Des histoires qui font voir des choses qu’on ignore car on ne s’y baigne pas tous. C’est autant l’amitié, l’amour, l’oubli, le pardon, que c’est la haine, la colère, la vengeance, l’écoeurement.

Il y a peu de gens qui sèment une compréhension pour ce style musical. Il est dur, violent, réel, vivant. De par la nature humaine on sait qu’on préfère bien souvent tourner le dos à la difficulté ou à tout ce dont on n’a pas envie de voir et d’entendre. Certains pourraient se demander pourquoi écouter les chansons qui font voir les choses tristes et révoltantes de la vie, on n’a pas besoin de ça voyons? Mais alors tant et aussi bien on pourrait séparer l’humanité en deux bulles différentes. Celle où les gens vivent à l’aise et côtoient l’ignorance et celle où la misère règne.

À bien y penser, ne serait-ce pas cela la vérité absolue à propos de l’image que la société dans le monde entier commence à prendre? Ou peut-être n’est on plus au commencement, mais au contraire approche-on de la fin? On ne prend pas souvent l’extrême côté de la situation, mais le rap français c’est cela qu’il fait. Le côté extrême de la morale, du mal, de l’injustice, enfin de tout ce qui se contredit.

L’humanité entière se contredit, alors impossible de ne cibler que des particuliers. Le rap français parle aussi du rendez-vous manqué de l’humanité. C’est quoi? C’est le point de départ où les règles de société se sont fixées mais une erreur eût lieu. L’imperfection prit place. Contradiction, absurdité? Qui sait maintenant. Le mensonge entoure le monde. Le mépris du mensonge ne fait pas avancer les choses.

Les rappeurs s’expriment au lieu de se résigner. La plupart, racontent une vérité avec une force de vie qu’ils essayent de transmettre par leur musique. Que les chansons parlent d’un certain bonheur, de la vie dans les cités ou des sentiments profonds de la misère, il y a toujours des messages qui sont là. Bien réels, prêts à se faire entendre et comprendre. Explicites, implicites, peu importe. Car ils sont presque à perpétuité d’une profondeur inouïe, fondés sur des faits et sentiments réels. Certains diront que c’est une libération du coeur qu’est ce genre musical, il y en a d’autres qui diront tout simplement : il est fou ce monde. Rien à faire, on y vit et on vole de nos propres ailes.

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